Niger : Des organisations de la société civile dénoncent une ingérence de l’Union européenne
À Niamey, plusieurs organisations de la société civile nigérienne ont vivement critiqué une résolution du Parlement européen demandant la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum, renversé lors du coup d’État du 26 juillet 2023.
Réunies au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ces organisations ont mobilisé samedi des centaines de personnes dans la capitale. Les manifestants accusent l’Union européenne d’« instrumentalisation politique » et estiment que cette prise de position est influencée par la France.
Pour Abdourahamane Oumarou, porte-parole d’un mouvement citoyen, cette résolution s’inscrit dans une logique néocoloniale. Selon lui, la France chercherait à revenir sur la scène sahélienne par la voie diplomatique après avoir perdu de son influence militaire et politique dans la région.
Les militants ont également critiqué le bilan des partenaires occidentaux au Sahel. Ils estiment que, malgré des années de présence et des financements importants, ces partenaires n’ont pas réussi à stabiliser la région.
Ils affirment désormais vouloir défendre une nouvelle orientation basée sur la souveraineté et la réconciliation nationale, sans ingérence extérieure.
Dans cette dynamique, le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont lancé un appel à une mobilisation conjointe prévue le 24 mars. L’objectif est d’exprimer leur opposition à toute intervention étrangère et de réaffirmer leur volonté de décider librement de leur avenir.
Avec Africanews

