COP30 : Le Tchad appelle à l’équité climatique et à un “sursaut de conscience”
À Belém, au Brésil, le Ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, a livré ce 17 novembre le message du Président de la République lors des travaux de la COP30. Le Tchad, pays sahélien parmi les plus vulnérables, y a réaffirmé son rôle à la fois de victime de la crise climatique et d’acteur clé de l’équilibre écologique mondial.
Le message a souligné l’urgence de la situation nationale : désertification, sécheresses prolongées, inondations et insécurité alimentaire placent le pays “à la croisée des vulnérabilités”.
Le Tchad a également rappelé l’importance scientifique de la Dépression de Bodélé, source majeure de poussières minérales qui fertilisent le bassin amazonien. Un phénomène qualifié de “pont de sable et de vie entre deux mondes”.
Face au “désordre climatique”, présenté comme une crise morale et sociale, le pays appelle à un sursaut de conscience et au respect des engagements de l’Accord de Paris. N’Djamena appuie la Position Commune Africaine, qui réclame un financement climatique d’au moins 1 300 milliards USD par an d’ici 2035, accessible aux pays vulnérables.
Sur le plan interne, le Tchad finalise sa CDN 3.0, renforçant ses objectifs en énergies renouvelables et agriculture durable.
La situation critique du Lac Tchad, dont le déclin alimente tensions et migrations, a aussi été mise en avant, rappelant le lien direct entre climat, paix et sécurité.
Le Tchad a enfin exhorté les participants à faire de la COP30 la Conférence de la responsabilité et de la renaissance, afin de raviver la volonté collective face à l’urgence climatique.

