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Tchad : Trois ans après le 20 octobre 2022, les blessures restent vives

Des dizaines de jeunes ont perdu la vie lors de cette manifestation brutalement réprimée par les forces de sécurité. D’autres ont été gravement blessés, arrêtés ou encore déportés vers la prison de haute sécurité de Koro-Toro, située au cœur du désert, dans des conditions dénoncées par des organisations de défense des droits humains.

À la suite de l’Accord de Kinshasa, signé entre le gouvernement et les leaders du parti Les Transformateurs, un retour progressif au dialogue politique s’est amorcé. Cet accord a permis le retour des principaux opposants en exil, notamment le président du parti, Succès Masra, qui a brièvement occupé le poste de Premier ministre avant d’être évincé après l’élection présidentielle de 2024, où il est arrivé en deuxième position.

Si l’amnistie prononcée dans le cadre de l’accord a bénéficié aussi bien aux manifestants qu’aux auteurs présumés des violences, elle laisse un goût amer à de nombreuses familles endeuillées. Plusieurs jeunes portent encore les séquelles physiques et psychologiques des violences subies. Quant aux parents des victimes, ils continuent d’attendre que justice soit rendue et que les responsabilités soient établies.

Trois ans après, le 20 octobre reste un symbole de douleur, de résilience et de quête de justice pour toute une génération.

La rédaction 

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