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Tchad : Clôture du 4ᵉ colloque international de l’École Nationale d’Administration

Le 4ᵉ colloque international de l’École Nationale d’Administration (ENA) a pris fin ce samedi 29 novembre 2025 à l’amphithéâtre Idriss Déby Itno, où le Directeur général de l’institution, Dr Mahamat Borgou Hassan, a officiellement annoncé la clôture des travaux. Cette édition, consacrée au thème « La souveraineté des États : enjeux et perspectives », a réuni pendant trois jours des chercheurs, enseignants-chercheurs de l’espace CAMES, responsables politiques et experts venus de plusieurs pays.

La synthèse générale des travaux a été présentée par Mme Djaldouda Catherine, docteure en droit public à l’Université de Maroua (Cameroun), qui a souligné la richesse des échanges et la diversité des contributions scientifiques.

Parmi les interventions marquantes, celle du Professeur Abdoulaye Soma, juriste et agrégé des facultés de droit, a réaffirmé la nécessité pour les peuples africains de poursuivre la marche vers une souveraineté complète. « Cette pleine souveraineté passe par la création d’économies fortes adossées à nos richesses, soutenues par une monnaie propre », a-t-il déclaré, appelant à un engagement collectif contre toute forme de dépendance culturelle, économique ou intellectuelle.

Le Professeur Alioune Badara Fall, agrégé de droit public à l’Université de Bordeaux, a salué la qualité scientifique du colloque et mis en avant l’évolution doctrinale portée par la jeune génération de chercheurs africains. Il a insisté sur l’importance de valoriser les ressources juridiques du continent. « La solution pour l’Afrique est de défendre et d’explorer nos propres fondements juridiques, traditionnels comme contemporains », a-t-il affirmé, tout en rappelant que l’objectif n’est pas de rejeter le droit occidental, mais de construire une pensée juridique proprement africaine.

Clôturant l’événement, Dr Mahamat Borgou Hassan a mis en lumière la dimension évolutive du concept de souveraineté face aux défis actuels, qu’ils soient sécuritaires, climatiques, numériques ou économiques. Il a réaffirmé la volonté de l’ENA de devenir un espace majeur de réflexion et de formation dédié à cette ambition : « Notre école sera un laboratoire d’idées au service de politiques publiques souveraines, un creuset de formation des cadres et une plateforme d’échanges. Que ces trois jours ne soient pas une fin, mais le début d’une mobilisation collective », a-t-il déclaré.

La clôture de ce colloque marque ainsi un nouveau jalon dans la réflexion académique et institutionnelle autour de la souveraineté des États, dans un contexte continental et mondial en pleine mutation.

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