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Soudan : 150 000 morts, 12 millions de déplacés un drame ignoré

Des civils fauchés par des rafales de kalachnikov, des hommes brûlés vifs, des enfants sans repères errant dans des camps de fortune, des femmes traumatisées réduites au silence après des viols collectifs : ces scènes d’horreur circulent massivement sur les réseaux sociaux depuis la prise d’El-Fasher, au Darfour, par les Forces de soutien rapide (FSR). Selon les premiers bilans, au moins 3 000 civils auraient été tués un chiffre probablement bien en dessous de la réalité.

Ces exactions, dénoncées par des ONG, révèlent l’intensité du conflit qui ravage le Soudan depuis plus de deux ans. Il oppose l’armée régulière, dirigée par le général Al-Burhan, aux FSR de Mohamed Hamdan Daglo, dit Hemedti, sur fond de rivalités ethniques, religieuses et géopolitiques. Ce conflit s’inscrit dans la continuité d’une instabilité chronique qui ensanglante la région du Darfour depuis des décennies.

Et pourtant, malgré ses proportions dramatiques plus de 150 000 morts et 12 millions de déplacés, la guerre soudanaise reste largement ignorée par les grands médias et les opinions publiques internationales. Contrairement à d’autres crises, comme celle de Gaza, elle ne suscite ni mobilisation massive, ni débat soutenu, ni indignation mondiale à la hauteur des souffrances vécues par la population soudanaise.

Ce silence interroge. Et pendant ce temps, le chaos s’intensifie.

Avec le Figaro

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