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Société : Les coupeurs d’ongles, une activité de rue au service des citoyens

Dans les rues de N’Djamena, ils sont nombreux, sillonnant les quartiers avec pour seuls outils contenant coupe-ongles, brosses, alcool antiseptique et lingettes. Ces jeunes hommes, pour la plupart originaires du Niger et du Nigeria, pratiquent un métier peu commun mais de plus en plus répandu : coupeur d’ongles ambulant.

Yacouba Idi, venu de Zinder (Niger), explique son parcours : « Je suis venu pour travailler car chez moi, il n’y a pas d’emploi. J’ai appris ce métier avec un ami. Petit à petit, je me débrouille. Je gagne parfois entre 1 500 et 2 000 FCFA par jour. C’est fatigant, mais je n’ai pas le choix. Dieu merci. »

Ilyassou, originaire du Nigeria, insiste sur la responsabilité individuelle dès le jeune âge : « Chez nous, à 18 ans, chacun prend sa responsabilité. Ce n’est pas facile, je fais parfois 3 à 4 quartiers à la recherche de clients. Mais je suis habitué maintenant. J’ai beaucoup de clients, surtout au centre-ville. »

Côté clients, la satisfaction est palpable. Idriss Oumar témoigne : « Je suis satisfait de leur travail. Ils nettoient bien les ongles et appliquent de l’alcool à la fin. Jusqu’à présent, je n’ai eu aucun souci. Je fais appel à leurs services toutes les deux semaines. »

Malgré la popularité croissante de cette activité, les spécialistes de la santé appellent à la vigilance. L’absence d’encadrement sanitaire pourrait exposer les coupeurs comme leurs clients à des risques d’infection ou de contamination croisée si les outils ne sont pas correctement désinfectés.

Un métier de survie devenu indispensable dans le paysage urbain, mais qui gagnerait à être mieux encadré.

TWM/ IBrahim Ibni Ahmat stagiaire

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