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Société : À N’Djamena, de plus en plus de jeunes se lancent dans le lavage de motos

À N’Djamena, notamment le long des axes bitumés, de nombreux jeunes surnommés localement les “débrouillards” gagnent leur vie grâce au lavage de motos et de véhicules. Munis de seaux, savon, balais-brosses, et parfois d’une pompe manuelle ou électrique appelée “pompe brousse”, ils proposent leurs services à partir de 500 francs CFA le lavage.

On les retrouve notamment aux abords du Lycée de la Liberté, dans le 4ᵉ arrondissement. Pour Moussa Ali, ce métier est devenu une nécessité : « J’ai cherché du travail partout, sans succès. Finalement, je suis devenu laveur de motos. Dieu merci, on se débrouille. J’ai quitté mon village pour ça. On travaille la journée, le soir on compte, et chacun reçoit son argent. »

Mais l’activité comporte des difficultés, surtout en saison froide. Goudja, un autre jeune, témoigne : « Quand il fait froid, l’eau glacée abîme nos mains. Parfois, on a des gerçures. Avec une bonne pommade, ça va mieux. »

Du côté des clients, le service est apprécié. Saad, habitué de l’un de ces points de lavage, confirme : « Dès que ma moto est sale, je viens ici. Ces jeunes font du bon travail, et ce n’est pas cher. »

Ces initiatives illustrent la créativité et la détermination d’une jeunesse qui, malgré le manque d’opportunités formelles, crée ses propres sources de revenus et participe à une économie locale en mouvement.

TWM / Ibrahim Ibni Ahmat, Stagiaire

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