Gastronomie : Le Kissar, une spécialité culinaire ancrée dans le quotidien des Tchadiens
Au Tchad, la galette traditionnelle, appelée localement « Kissar », occupe une place importante dans les habitudes alimentaires. Préparée généralement à base de farine de mil, de maïs ou de blé, elle se distingue par sa texture souple et son goût apprécié par de nombreux consommateurs.
Sa préparation repose sur un mélange simple auquel peuvent être ajoutés du sucre, du sel ou encore des épices. La pâte est ensuite cuite sur une plaque chauffée ou dans une poêle, parfois sur un feu de bois doux, ce qui lui confère une saveur particulière. Selon les régions, le « Kissar » se décline sous différentes formes et présentations.
La galette accompagne souvent des sauces à base de gombo ou d’arachide. Elle est également consommée avec du thé ou du lait caillé. « J’aime bien la galette, elle est facile à digérer et je l’accompagne toujours avec une sauce de gombo », témoigne Ismaël Abdelkérim, consommateur.
Au-delà de sa dimension alimentaire, la préparation de la galette constitue un véritable héritage culturel transmis de génération en génération. « Le dosage de l’eau, la maîtrise du feu et le geste précis pour étaler la pâte demandent expérience et patience », explique Zeynab Idriss, rencontrée en pleine préparation.
Dans la société tchadienne, la galette est également associée aux moments de partage. Elle est présente lors des rassemblements familiaux, des cérémonies et des instants de convivialité. « Le Kissar est un symbole de solidarité », souligne Nousradine, père de famille.
Aujourd’hui, ce mets traditionnel connaît une évolution, notamment à travers l’intégration de nouveaux ingrédients et une présentation revisitée, afin de séduire une clientèle plus jeune tout en préservant son authenticité.
TWM / Izadine Idriss Nahor, stagiaire

