fbpx

Énergie : La TCHADELEC sous le feu des critiques face aux coupures persistantes

Créée par décret n°1293 du 7 juillet 2025, la Société Tchadienne d’Électricité (TCHADELEC), censée améliorer durablement l’accès à l’énergie dans la capitale, peine encore à convaincre. Près de trois mois et demi après sa création, les coupures intempestives continuent de plonger N’Djamena dans le noir, suscitant frustration et incompréhension au sein de la population.

À Ndjari, dans le 8 arrondissement, Idriss Oumar raconte son quotidien : « Ici, on n’a l’électricité que deux fois par semaine, parfois une seule. On est en 2025, au 21 siècle, mais on vit comme dans le passé. Moi, je ne compte plus sur le courant ; j’ai investi dans des panneaux solaires. Quand l’électricité revient, on entend même les enfants crier “Nar djabo !” (L’électricité est revenue). C’est devenu un événement ! »

Même son de cloche chez Mariam Hadji, vendeuse de yaourts pour les élèves : « Quand il y a le courant, c’est un soulagement. Je peux faire mes yaourts pour les vendre à la récréation, c’est une petite activité, mais qui m’aide. Avec les coupures, je perds de l’argent. J’ai dû acheter un groupe électrogène. J’en appelle aux autorités : ça suffit ! Il est temps de mettre fin à cette crise. »

Malgré les espoirs nés de la création de TCHADELEC, la société peine à remplir sa mission de service public. Alors que N’Djamena ambitionne de devenir une ville moderne et connectée, l’instabilité énergétique actuelle interroge sur l’efficacité des réformes engagées.

La population, lassée des promesses, réclame désormais des actions concrètes et durables.

Le temps des discours semble bel et bien révolu.

La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *