Bénin : 15 soldats périssent dans une attaque djihadiste dans le nord du pays
Une attaque menée par des djihadistes affiliés à Al-Qaïda a fait 15 morts parmi les soldats béninois le 4 mars dans le nord du Bénin, selon l’armée. L’assaut a visé une base militaire à Kofouno, près de la frontière avec le Niger. L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une branche sahélienne d’Al-Qaïda. Cinq soldats ont également été blessés, mais leurs jours ne sont pas en danger.
Selon le porte-parole de l’armée, le colonel James Johnson, l’armée béninoise a riposté lors de la fuite des assaillants. Des frappes aériennes auraient permis de neutraliser au moins quatre terroristes.
D’après des sources sécuritaires et le réseau de journalistes, Wamaps, la base militaire a été pillée puis incendiée pendant l’attaque. Des opérations de recherche ont été lancées dans la zone pour retrouver les assaillants.
Depuis plusieurs années, la violence djihadiste s’intensifie en Afrique de l’Ouest, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ces derniers mois, l’insécurité s’étend aussi vers le nord du Bénin et du Togo.
Le Bénin doit organiser une élection présidentielle le mois prochain. En 2025, une attaque attribuée au JNIM avait déjà fait 54 morts parmi les soldats. Pour lutter contre cette menace, le pays a déployé 3 000 soldats en 2022 le long de ses frontières et recruté 5 000 militaires supplémentaires.
Selon une étude du groupe d’analyse des conflits ACLED, la zone frontalière entre le Bénin, le Niger et le Nigeria devient un nouveau foyer de violence djihadiste. Un récent rapport du Conseil de sécurité des Nations unies indique également que le JNIM a récemment nommé un émir pour le Bénin.
Avec Africanews

