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Tunisie : un ex-ministre des Finances désigné Premier ministre

L’ancien ministre tunisien des Finances Elyes Fakhfakh a été désigné lundi soir chef du futur gouvernement par le président Kais Saied, avec la difficile mission de constituer d’ici un mois une équipe susceptible de convaincre un Parlement morcelé.

Trois mois et demi après les élections, il s’agit de la deuxième tentative pour former un gouvernement.

Un premier formé sous la houlette du parti d’inspiration islamiste Ennahdha a été nettement rejeté par les députés le 10 janvier.

En cas de second échec, le pays s’acheminerait vers de nouvelles législatives, repoussant encore les réformes attendues pour relancer l‘économie.

Le président Saied “a chargé lundi M. Fakhfakh de former un gouvernement dans les plus brefs délais”, a indiqué la présidence de la République dans un communiqué.

Elyes Fakhfakh, 47 ans, a été nommé ministre du Tourisme fin 2011 avant de devenir en décembre 2012 ministre des Finances jusqu’en janvier 2014.

Ingénieur et manageur formé en France, il est rentré en Tunisie en 2006 après plusieurs années d’expatriation, et il y a dirigé le groupe automobile tunisien Cortel, devenu Caveo.

Il s’est engagé en politique après la révolution de 2011, auprès du parti social-démocrate Ettakatol, qui s‘était allié à Ennahdha au sein du cabinet de “la troïka”, jusqu’en 2014.

M. Fakhfakh a été candidat à la présidentielle en 2019 au nom de ce parti, mais n’avait convaincu que 0,34 % des électeurs au premier tour.

Le gouvernement sortant, dirigé par le Premier ministre Youssef Chahed, en place depuis 2016, gère actuellement les affaires courantes.

Le candidat initialement désigné par Ennahdha, Habib Jemli, avait échoué à rassembler suffisamment de partis pour former une coalition gouvernementale et avait fini par présenter un cabinet associant technocrates, politiques de second rangs et hauts fonctionnaires.

La Tunisie a célébré le 14 janvier le neuvième anniversaire de la chute de l’ancien dictateur Zine el Abidine Ben Ali dans une atmosphère morose sur le plan économique. Le pays peine toujours à répondre aux attentes sociales de sa population alors que le plan d’aide du Fonds monétaire international entamé en 2016 s’achève en avril.

AFP/Africanews

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