Transhumance transfrontalière : Le Tchad, la RCA et le Cameroun renforcent leur coopération
Le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Abderahim Awat Atteib, a ouvert ce 16 février 2026, à l’Hôtel de l’Amitié, la rencontre interministérielle consacrée à la transhumance transfrontalière entre le Tchad, la République centrafricaine et le Cameroun.
Organisée du 16 au 17 février 2026 avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire, en partenariat avec la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, cette rencontre s’inscrit dans un projet qui vise à prévenir et à réduire les conflits locaux dans les zones frontalières d’Afrique centrale.
Les travaux ont réuni plusieurs personnalités, notamment le chef de mission du Centre pour le Dialogue Humanitaire Tchad-RCA, le représentant de la FAO au Tchad ainsi que des acteurs du secteur de l’élevage.
Dans son intervention, le représentant de la FAO au Tchad a souligné que cette réunion dépasse le simple cadre technique. Selon lui, la transhumance est une question à la fois politique et institutionnelle, car elle concerne plusieurs secteurs : l’élevage, l’agriculture, la gestion des ressources naturelles, les aires protégées, la sécurité publique, la diplomatie, la gouvernance locale et la cohésion sociale.
De son côté, le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Pr Abderahim Awat Atteib, a rappelé que l’élevage ne se limite pas à son poids économique. « Au-delà des chiffres, l’élevage est un socle culturel et identitaire profondément ancré dans nos traditions », a-t-il déclaré. Il a ajouté que la transhumance, principal système d’élevage au Tchad, constitue depuis plusieurs décennies un pilier essentiel des systèmes agropastoraux du pays.
Le ministre a également insisté sur le caractère naturellement transfrontalier de la transhumance. Les réalités pastorales du Tchad sont étroitement liées à celles du Cameroun et de la République centrafricaine. Conscients de ces enjeux, les trois pays ont engagé depuis plusieurs années un dialogue politique et technique afin de promouvoir une gestion apaisée et harmonisée des mouvements de bétail.
À l’issue de cette rencontre, l’objectif est de renforcer la coopération entre les États et de mettre en place un cadre de dialogue durable. Les questions de sécurité, de développement économique et de préservation des ressources naturelles devront être traitées de manière concertée.

