Tchad : L’AFPST tire la sonnette d’alarme sur l’abandon des nouveau-nés dans les rues de N’Djamena
L’Association des Femmes pour la Paix et la Sensibilisation au Tchad (AFPST), par la voix de sa présidente Achta Adoum Bichi, a fait un point ce 2 août 2025 axé sur la recrudescence des cas d’abandon de nouveau-nés dans les rues de la capitale.
Dès le début de sa communication, elle s’est indignée et a exprimé, en son nom et au nom des membres de l’AFPST, leur douleur et leur profonde inquiétude devant ce qu’elles qualifient de « fléau inhumain et insupportable ».
Des nourrissons sont retrouvés dans les ruelles, les poubelles ou encore à proximité des caniveaux. « Ce phénomène de plus en plus courant est non seulement contraire à nos traditions et nos valeurs religieuses, mais il est aussi puni par la loi », rappelle-t-elle.
En effet, récemment, un bébé a été retrouvé dans une poubelle à Goudji et un autre a été découvert dans le 1er arrondissement. En moins de deux semaines, trois nouveau-nés ont été abandonnés dans la ville de N’Djamena, dans des conditions déchirantes. « Peu importe la situation de sa naissance, un enfant a droit à la vie, à l’amour et à la protection », plaide l’AFPST.
L’Association lance un appel aux gouvernants, aux chefs religieux, aux chefs traditionnels, aux associations communautaires ainsi qu’aux médias pour se mobiliser autour de cette cause. « Ensemble, nous devons bannir définitivement ces actes inhumains de notre société », martèlent-elles.
Aussi, elle appelle les jeunes filles et les familles à prendre leurs responsabilités. « Chères sœurs, prenons nos responsabilités. Conseillons, éduquons et encadrons nos filles. Un enfant est une bénédiction, un dépôt et une promesse que Dieu nous a confiés », a-t-elle conclu.

