Soudan : À El-Fasher, l’exode se poursuit vers Tawila après la prise de la ville par les FSR
Une semaine après la prise d’El-Fasher par les Forces de soutien rapide (FSR), la situation humanitaire dans la capitale du Darfour du Nord est alarmante. Selon plusieurs sources, des éléments paramilitaires ont attaqué un hôpital de la ville, tuant presque tous les civils qui s’y étaient réfugiés, parmi lesquels des patients, des médecins et du personnel soignant.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état d’au moins 460 morts dans une maternité ciblée par les assaillants. De son côté, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dénonce des exactions d’une extrême gravité : exécutions sommaires, viols, massacres, pillages, enlèvements et attaques contre les humanitaires.
À une soixantaine de kilomètres de là, dans le camp de déplacés de Tawila, la situation devient critique. John Ochaibi, coordinateur humanitaire de l’ONG Alima, témoigne : « Depuis la chute de la ville, le 26 octobre, nous avons accueilli plus de 15 000 personnes. Certaines sont arrivées à pied, d’autres sur des ânes ou des chameaux. »
Le camp, déjà saturé avec plus d’un demi-million de déplacés avant cette nouvelle vague, peine désormais à répondre aux besoins urgents.
Face à cette catastrophe en cours, les appels à un cessez-le-feu immédiat et à un accès humanitaire sécurisé se multiplient.
Avec Le Monde Afrique

