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Société : À N’Djamena, les blanchisseurs de bonnets, un savoir-faire discret au service du quotidien

A N’Djamena, un métier discret mais essentiel continue de faire vivre de nombreuses familles : celui de blanchisseur de bonnets. Dans de modestes ateliers à ciel ouvert, le lavage des bonnets obéit à des règles précises, fruits d’un véritable savoir-faire.

Peu visibles dans le tumulte urbain, ces artisans jouent pourtant un rôle important dans le quotidien des Tchadiens, en redonnant propreté et éclat à ces couvre-chefs traditionnels très prisés.

Chaque matière laine, coton ou soie, bénéficie d’un traitement spécifique. Savon, eau de javel, détergent (Omo), gomme arabique blanche et brosses adaptées sont utilisés avec minutie afin de préserver la forme, la couleur et la texture du tissu. Le service, incluant le plus souvent lavage et repassage, reste accessible, avec des tarifs variant entre 500 et 1 000 FCFA selon la qualité du bonnet.

Dans le quartier Repos II, au 4ᵉ arrondissement de N’Djamena, Abba-Kaka fait figure de référence. Depuis une dizaine d’années, il exerce ce métier avec rigueur et constance. Son espace de travail est également un lieu d’apprentissage, où il forme de jeunes apprentis aux techniques du métier, contribuant ainsi à la transmission du savoir-faire et à l’insertion professionnelle. « Dieu merci, petit à petit on s’en sort. Je respecte toujours les délais, je soigne chaque bonnet et mes clients sont satisfaits », confie-t-il avec fierté.

Ses clients saluent la qualité du service. Issakha Goni témoigne : « Je viens ici depuis deux ans. Le travail est bien fait et leur technique de lavage est unique. » Saleh Mahamat abonde dans le même sens : « Chaque mois, j’apporte mes bonnets. Ce sont des professionnels et les prix sont très abordables. »

Entre exigence, minutie et proximité, les blanchisseurs de bonnets sont bien plus que de simples laveurs. Ils incarnent un artisanat urbain modeste mais indispensable, garant d’un savoir-faire local qui mérite reconnaissance et valorisation.

TWM/ Mahamat Moukhtar, stagiaire

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