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Société : À N’Djamena, l’arboriculture fait éclore l’espoir chez les jeunes

Sous le soleil matinal de N’Djamena, des rangées de jeunes plants soigneusement alignés verdissent les abords des grandes artères. Arrosoirs à la main, houes et sécateurs posés à côté, de jeunes pépiniéristes s’activent autour de leurs arbustes. Ici, l’arboriculture n’est pas qu’une activité agricole : c’est un moyen de survie, parfois même une passion.

Dans la capitale, de plus en plus de jeunes se tournent vers la culture d’arbres fruitiers et ornementaux pour générer des revenus. Sans formation spécialisée, ils apprennent sur le tas : arrosage quotidien, taille des branches, traitements phytosanitaires et entretien des pépinières rythment leurs journées. « Je n’ai pas d’autre issue. Je me suis lancé pour ne pas rester au chômage. Ça me permet de subvenir aux besoins de ma famille », raconte Michel, occupé à disposer de nouveaux plants sur le sol sablonneux.

À quelques mètres de là, Oloum arrose délicatement ses jeunes pousses. Pour lui, le travail dépasse le simple gagne-pain. « J’aime voir les plantes grandir. C’est une passion », confie-t-il, sourire aux lèvres.

Des sites se sont installés un peu partout dans la ville, notamment aux abords de la paroisse Sacré-Cœur et le long des grandes voies. Les jeunes s’organisent en groupes, transformant ces espaces en véritables petites pépinières à ciel ouvert. Les prix varient selon la taille et la qualité des plants, et la demande grimpe surtout pendant la saison des pluies.

Mais le quotidien reste semé d’embûches : pénurie d’eau en saison sèche, manque de financement, tracasseries administratives ou encore baisse des ventes. Malgré ces difficultés, ils tiennent bon.

Leurs principaux clients viennent des localités environnantes comme Koundoul, Garkouloum ou Kournari, à la recherche de plants pour leurs vergers.

Modeste mais régulière, cette activité redonne espoir à une jeunesse en quête d’autonomie. À travers chaque graine plantée, ces jeunes cultivent aussi leur avenir.

TWM / Izadine Idriss Nahor, stagiaire

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