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Société : 8 mars ; une inversion symbolique des rôles dans certains foyers tchadiens

Célébrée chaque année le 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes est historiquement liée aux luttes pour l’égalité, de meilleures conditions de travail et le droit de vote des femmes.

Dans plusieurs ménages tchadiens, cette date donne lieu à une inversion symbolique des charges domestiques. Cuisine, vaisselle, lessive ou garde des enfants sont, pour une journée, confiées aux hommes.

« Aujourd’hui, c’est le tour de mon mari de faire la cuisine et de s’occuper des enfants. Je vais assister aux débats et aux activités culturelles des femmes », lance, sourire aux lèvres, Néloum Ruphine.

Le 8 mars se veut avant tout une journée de sensibilisation aux droits des femmes, de lutte contre les inégalités et de promotion de l’égalité entre les sexes. « Les hommes doivent mettre de côté leur ego et honorer leurs femmes en ce jour spécial », estime Djimasra, de retour du marché.

Cette inversion temporaire des rôles ne fait toutefois pas l’unanimité. « Je dois cuisiner pendant qu’elle fait la fête ? Elle va en faire un droit suprême », ironise Younous.

Pour d’autres, le geste reste avant tout symbolique. « J’aide toujours mon épouse. Mon objectif est d’encourager un partage équilibré des responsabilités toute l’année, pas seulement le 8 mars », explique Alfred Oulona.

Au-delà des débats dans les foyers, cette journée est marquée au Tchad par des conférences, marches et activités culturelles. Une occasion de mettre les femmes à l’honneur et de rappeler que l’égalité ne se limite pas à une seule date dans le calendrier.

TWM / Izadine Idriss Nahor, stagiaire

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