fbpx

N’Djamena : Les tailleurs sous pression à l’approche de l’Aïd el-Fitr

À l’approche de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois sacré du Ramadan, une effervescence particulière s’empare des ateliers de couture. Les tailleurs font face à un afflux important de commandes de tenues traditionnelles, communément appelées « caftani », et redoublent d’efforts pour satisfaire leurs clients.

Dans les ateliers, le bruit des machines à coudre se mêle à l’odeur du tissu neuf et aux allées et venues des clients venus récupérer leurs habits. Entre piles de tissus et broderies en cours, les couturiers travaillent souvent tard dans la nuit pour tenter de respecter les délais. La demande pour les vêtements festifs, souvent ornés de broderies fines et confectionnés avec des tissus colorés, atteint son pic à quelques jours de la fête.

Moussa Brahim, tailleur à Farcha, explique que cette période est particulièrement éprouvante, notamment à cause des coupures d’électricité. « Mon équipe et moi faisons tout notre possible pour avancer dans la journée, car le soir, les délestages ralentissent considérablement notre travail », confie-t-il.

Malgré ces difficultés, certains tailleurs restent confiants. « Chez nous, tout fonctionne à l’électricité et nos machines sont programmées ainsi. Nous ferons de notre mieux pour satisfaire les clients », assure Alhadj Adam.

Face à l’afflux des commandes, plusieurs ateliers ont dû recruter des assistants supplémentaires. Toutefois, la pression reste forte, car certains clients exigent leurs tenues à la dernière minute. « Cela fait déjà cinq jours que je fais des allers-retours. Aujourd’hui, je ne rentre pas sans mon grand boubou », lance un client visiblement impatient.

De leur côté, les tailleurs appellent à la compréhension. « La pression des délais est énorme. Certains clients arrivent à la dernière minute pour passer commande ou demander des retouches, ce qui complique le travail », explique Youssouf Anour, en ajustant un vêtement.

À quelques jours de la fête, certains clients devront faire preuve de patience. Malgré la fatigue et les nuits blanches passées derrière les machines, les tailleurs poursuivent leurs efforts pour répondre à la forte demande. Cette période de travail intense illustre l’importance de l’Aïd el-Fitr dans la culture tchadienne et le rôle essentiel des tailleurs dans la préparation de cette célébration.

Les tenues de l’Aïd ne sont pas de simples vêtements : elles symbolisent la joie, la pureté et l’accomplissement spirituel après un mois de jeûne et de prières.

TWM / Izadine Idriss Nahor, stagiaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *