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N’Djamena : Les ronds-points improvisés, une initiative citoyenne qui divise

Dans les rues de N’Djaména, on observe ces derniers temps une prolifération de ronds-points improvisés, surtout dans plusieurs quartiers. Conçus à partir de pneus usés, de bidons remplis de sable, de blocs de béton ou de simples tas de terre, ces dispositifs artisanaux sont érigés à certains carrefours pour tenter de réguler et de faciliter la circulation.

« Ici, on a mis des pneus pour éviter les accidents. Avant, les motos passaient dans tous les sens », explique Jérémie, commerçant au carrefour de Paris-Congo.

Comme lui, de nombreux habitants estiment que ces initiatives citoyennes réduisent les risques d’accidents et contribuent à une meilleure fluidité du trafic, notamment dans les zones dépourvues de feux de signalisation ou de présence policière.

Cependant, cette solution de fortune n’est pas sans inconvénients. « Certains de ces ronds-points sont mal conçus ou trop encombrants. Ils compliquent la circulation au lieu de l’améliorer », souligne Abakar, chauffeur de taxi. Leurs emplacements parfois hasardeux gênent la fluidité, ajoute-t-il.

Cette multiplication illustre le décalage entre les besoins réels des usagers et l’insuffisance des politiques d’aménagement urbain.

Entre initiative locale et désordre urbain, N’Djamena est face à un dilemme : encadrer et améliorer ces structures temporaires ou les supprimer au profit d’aménagements plus professionnels et durables ?

TWM / Alnoudji Carlos

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