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N’Djaména : Les minibus, entre nécessité quotidienne et menace sur la route

À N’Djaména, les minibus, communément appelés « cars », constituent le principal moyen de transport pour des milliers d’habitants, notamment ceux des quartiers périphériques. Peu coûteux et omniprésents, ils permettent à la population de se rendre au travail, à l’école ou de vaquer à diverses activités quotidiennes.

Mais derrière cette utilité indéniable se cache une réalité inquiétante : le comportement à risque de nombreux conducteurs met en péril la sécurité des passagers et des autres usagers de la route, tout comme la vétusté avancée de plusieurs véhicules.

Vitesse excessive, arrêts brusques, dépassements dangereux : certains chauffeurs semblent parfois oublier qu’ils transportent des vies humaines. Dans la course aux clients, beaucoup roulent à vive allure afin de devancer leurs concurrents. Un motocycliste ayant échappé de justesse à une collision témoigne : « C’est toujours la même chose. Ils surgissent à toute vitesse, freinent brusquement dès qu’un client lève la main. Leurs véhicules sont souvent en mauvais état. C’est effrayant. »

Face à cette situation, les autres usagers de la route sont contraints de redoubler de vigilance, notamment lorsqu’ils circulent derrière ces minibus imprévisibles. La police de la circulation routière est ainsi vivement interpellée pour renforcer les contrôles : état mécanique des véhicules, fonctionnement des phares et clignotants, respect du code de la route.

Certains de ces cars ne sont plus que de véritables carcasses roulantes, avec des portières défectueuses, des pneus usés et des systèmes de freinage approximatifs.

Si les minibus demeurent indispensables pour de nombreux N’Djaménois, leur dangerosité croissante appelle à une régulation stricte du secteur. Il est urgent que les autorités prennent des mesures fermes en imposant des normes de sécurité claires, des contrôles techniques réguliers et une formation rigoureuse des conducteurs.

Car un transport accessible ne doit jamais se faire au prix de la vie humaine.

TWM / Izadine Idriss Nahor, stagiaire

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