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N’Djaména :  Aux heures de pointe, la circulation vire au calvaire

Chaque jour, aux alentours de 17 heures, la capitale N’Djaména semble retenir son souffle. Aux principaux carrefours, la circulation se fige et les embouteillages deviennent un défi quotidien pour les habitants.

À l’échangeur de Chagoua, du pont à double voie au rond-point du Centenaire, en passant par le viaduc de Dembé jusqu’au croisement du Pont de la Refondation, les klaxons résonnent et les moteurs tournent au ralenti. En quelques minutes, la chaussée se transforme en un long ruban de véhicules à l’arrêt, prisonniers d’un trafic saturé.

Pendant près d’une demi-heure, automobilistes, motocyclistes et piétons subissent cette situation devenue presque routinière. La même scène se répète au rond-point du Palais de la Culture, autre point noir de la circulation urbaine.

« On vit l’enfer dès qu’on arrive à ce croisement, et c’est tous les jours », s’indigne Ramata Assiam, conductrice, coincée dans les bouchons. « La police fait de son mieux, mais certains conducteurs créent le désordre », ajoute-t-elle, visiblement excédée.

Un autre usager partage le même ras-le-bol : « Cela fait une demi-heure que je suis bloqué. La police est là, mais c’est nous, les usagers, qui semons l’anarchie. Chacun veut passer en premier, sans respecter les priorités. »

En cette période de Ramadan, la situation prend une dimension particulière. Certains usagers sont contraints de rompre le jeûne dans leur véhicule. « Je ne pourrai pas rompre le jeûne en famille aujourd’hui. Je suis coincé ici », confie Moussa, chauffeur de taxi au rond-point du Palais de la Culture.

Pour tenter de limiter les désagréments, des unités de la police routière sont déployées aux heures de pointe. « C’est notre mission d’assurer la fluidité de la circulation, mais à ces heures, c’est un véritable calvaire », explique un chef d’unité. « Nous avons renforcé les contrôles, notamment contre les motocyclistes qui envahissent le viaduc. Rien qu’aujourd’hui, près d’une centaine de motos ont été immobilisées. »

Face à cette situation récurrente, les usagers sont appelés au respect du code de la route, en particulier des règles de priorité, afin de faciliter la circulation. La police routière, de son côté, est invitée à redoubler d’efforts pour fluidifier le trafic, surtout en cette période de forte affluence, afin de permettre à chacun de regagner son domicile dans de meilleures conditions.

TWM / Izadine Idriss Nahor, stagiaire

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