Moyen-Chari : Une approche digitale pour une distribution efficace de moustiquaires à Paris-Sara
La bataille contre le paludisme s’intensifie à Sarh ce Samedi 7 mars 2026, dans le quartier Paris-Sara, le préfet du Barh-Koh, Oumar Ali Nanina, a lancé une vaste opération de remise de filets mosquitaires imprégnés d’insecticide à effet prolongé (MILDA), marquant une avancée dans la prévention de cette maladie endémique.
Le délégué intérimaire provincial à la santé publique du Moyen-Chari, Dr Nehoulné Gaston, a souligné la gravité persistante du paludisme, première cause de consultations et de décès au Tchad. Cette affection frappe quasi systématiquement les foyers et surcharge lourdement les infrastructures médicales, représentant un enjeu majeur pour la santé publique nationale.
Une digitalisation révolutionnaire ce qui distingue cette initiative, c’est l’adoption totale d’un système numérique pour l’ensemble du circuit de distribution. Du stockage initial des lots dans les dépôts à la livraison finale aux usagers, en incluant le suivi des inventaires et le recensement des familles, chaque étape est monitorée en direct par une application en ligne dédiée.
Cette approche promet une plus grande clarté, rapidité et suivi précis des opérations.Conseils d’usage et mobilisation collectiveLes experts en santé ont insisté sur les habitudes correctes pour l’emploi des filets : il faut les aérer à l’ombre pendant minimum 24 heures avant montage, pour prévenir tout risque d’irritation dû au produit anti-moustique.
Dans son allocution, le préfet Oumar Ali Nanina, a interpellé les responsables familiaux, les animateurs de quartier, les figures locales et les chefs d’arrondissement. Il les a invités à observer rigoureusement les protocoles, garantissant ainsi le plein succès de l’opération.
Il a par ailleurs condamné les dérives antérieures, comme le détournement de ces équipements de protection vers d’autres fins. « Ces filets constituent un rempart vital face au paludisme, destinés exclusivement à sauvegarder les habitants, surtout les plus vulnérables : enfants et futures mamans » a-t-il martelé.
Grâce à cette mesure, les instances sanitaires comptent amoindrir drastiquement les effets du paludisme dans le Moyen-Chari et stimuler l’engagement citoyen pour la prophylaxie.
TWM/ Ndilbé Appolinaire

