Moyen-Chari : La police renforce ses capacités sur l’encadrement légal de la garde à vue
Les responsables des unités de police de la ville de Sarh ont pris part, ce Samedi 31 janvier 2026, à une session de mise à niveau organisée au Commissariat central. Cette rencontre avait pour objectif de rappeler aux forces de l’ordre les principes juridiques qui régissent la garde à vue, en mettant l’accent sur le respect strict du délai légal de 48 heures, toute prolongation devant être validée par l’autorité judiciaire compétente.
Cette activité s’inscrit dans le prolongement d’une note circulaire du ministre de la Justice, garde des Sceaux et chargé des Droits humains, en date du 23 janvier 2026, qui déplore les abus encore constatés dans certains commissariats et brigades de gendarmerie. Bien que des textes réglementaires existent déjà, notamment la circulaire de mai 2023, des irrégularités continuent d’être signalées sur le terrain, ce qui justifie la nécessité de renforcer la sensibilisation et le contrôle.
La récente réforme du Code de procédure pénale, issue de la loi du 9 décembre 2025 et promulguée en janvier 2026, vient durcir les règles. Elle précise que toute personne placée en garde à vue doit être détenue dans un local de police judiciaire, sous la responsabilité d’un officier habilité, pour une durée maximale de 48 heures.
Toute prorogation doit être motivée et autorisée par le juge compétent, l’audition d’un simple témoin ne pouvant servir de justification.
Les responsables présents, dont le commandant adjoint du corps urbain et le commissaire central, ont rappelé les sanctions encourues en cas de manquement et appelé à une application rigoureuse des textes afin de consolider la confiance entre les citoyens et les forces de sécurité.
TWM/ Ndilbé Appolinaire

