Batha : Une centrale d’oxygène mise en service à l’hôpital d’Ati
Le ministre de la santé publique et de la prévention, Abdelmadjid Abderahim Mahamat, a inauguré ce 9 décembre la nouvelle centrale de production d’oxygène de l’hôpital provincial d’Ati, chef-lieu de la province du Batha. Présentée comme une avancée pour le système de santé tchadien, cette infrastructure doit permettre de répondre aux besoins en oxygène médical dans une région où l’accès aux soins reste fragile.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Délégué du Gouvernement auprès de la province, Ahmat Goukouni Mourali, ainsi que de la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Tchad, Blanche Anya. Plusieurs responsables administratifs et partenaires techniques ont également assisté à la cérémonie.
Dans son discours inaugural, le ministre de la santé publique et de la prévention, Abdelmadjid Abderahim Mahamat, a insisté sur la portée stratégique de cette installation, conçue pour garantir un approvisionnement continu en oxygène, indispensable à la prise en charge des urgences respiratoires, des nouveau-nés, des patients atteints de maladies chroniques ou souffrant de pathologies graves.
Si l’inauguration est saluée comme une avancée, elle met aussi en lumière les défis structurels auxquels le Tchad est confronté. Dans de nombreuses provinces, les hôpitaux souffrent d’un manque chronique d’équipements, de ressources humaines qualifiées et de financements pérennes. La pandémie de Covid-19 avait révélé l’extrême vulnérabilité du pays face aux urgences respiratoires, l’oxygène médical étant alors une denrée rare.
La dépendance aux partenaires internationaux, tels que l’OMS ou d’autres bailleurs, demeure forte. Ces derniers jouent un rôle crucial dans la mise en place d’infrastructures modernes, mais leur soutien souligne aussi la difficulté du gouvernement à assurer seul le financement et la maintenance de telles installations.
Pour les autorités locales, cette centrale représente une étape vers un meilleur accès aux soins de qualité dans le Batha. Toutefois, les observateurs rappellent que l’efficacité de ce type d’investissement dépendra de sa gestion dans la durée : maintenance régulière, formation du personnel, et sécurisation des approvisionnements. Sans ces garanties, l’infrastructure risque de rejoindre la longue liste des équipements inaugurés mais rapidement défaillants.
TMW/ Soumaïne Rahama

