8 mars : Le parti Un Jour Nouveau appelle à des actions concrètes pour les femmes
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le porte-parole du parti Un Jour Nouveau, Djelassem Donangmbaye Félix, a animé une conférence de presse le 8 mars 2026 à Moundou.
Placée sous le thème : « Chaque femme compte », cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour le parti d’appeler à des politiques publiques concrètes en faveur des femmes. « Ce thème ne doit pas rester un simple slogan, mais devenir le fondement d’une politique d’État basée sur des actions mesurables et durables » a déclaré le porte-parole.
Djelassem Donangmbaye Félix a dressé un tableau préoccupant de la situation des femmes au Tchad depuis la transition politique. Selon lui, les violences faites aux femmes se sont aggravées, notamment dans les zones de conflits comme le Lac, le Tibesti, le Batha et le Salamat. Il a évoqué les données du HCR indiquant qu’en 2024, plus de 800 000 personnes déplacées internes ont été recensées, dont une majorité de femmes et d’enfants vivant dans des conditions précaires.
La question de la santé maternelle a également été abordée. S’appuyant sur des données de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2023, il a rappelé que le Tchad enregistre un taux de mortalité maternelle de 1 047 décès pour 100 000 naissances vivantes, l’un des plus élevés au monde.
Le porte-parole a aussi dénoncé les difficultés liées à la scolarisation des filles et la faible présence des femmes dans les instances de décision. « Les femmes sont célébrées le 8 mars, mais restent souvent absentes des lieux où se prennent les décisions », a-t-il affirmé.
Pour améliorer la condition des femmes tchadiennes, le parti Un Jour Nouveau propose notamment la gratuité des soins maternels, la création d’un fonds national pour la scolarisation des filles, le respect du quota de 30 % de femmes dans les institutions élues, un programme d’entrepreneuriat féminin en milieu rural et la mise en place d’une cellule de protection pour les femmes victimes de violences.
Le porte-parole a enfin suggéré que les fonds consacrés aux festivités du 8 mars soient davantage orientés vers des projets concrets en faveur des femmes. « Nous ne sommes pas contre la célébration, mais ces ressources doivent aussi aider les femmes qui en ont réellement besoin », a-t-il conclu.
TWM/ Josué Mbaigoto

