fbpx

Société : À N’Djamena, la défécation à l’air libre, un défi sanitaire persistant

À N’Djamena, un simple tour dans les ruelles les plus fréquentées des quartiers périphériques, sous les échangeurs, dans les espaces vides ou derrière les marchés, révèle une réalité préoccupante : la défécation à l’air libre gagne du terrain. Au coucher du soleil, parfois même en pleine journée, certaines personnes, munies de papier ou de récipients, se hâtent de se soulager dans ces endroits.

Pourtant interdite pour des raisons sanitaires et environnementales, cette pratique trouve ses justifications auprès d’une frange de la population. « Nous n’avons pas les moyens d’avoir des toilettes modernes. Déjà, se nourrir est un problème », confie une habitante rencontrée derrière le marché de Dembé.

Si certains associent cette situation à la précarité, d’autres dénoncent un comportement incivique et appellent à plus de responsabilité. « Cette pratique nuit à la santé publique et à l’environnement, notamment à cause des odeurs nauséabondes. Il faut être conscient pour se protéger et préserver l’image de notre capitale », souligne Djibrine Issaka, habitant du quartier Farcha Djougoulié.

Même constat du côté des professionnels de santé. « La défécation à l’air libre est dangereuse pour la santé. Les mouches et le vent peuvent transporter des microbes vers les aliments que nous consommons », explique Yasmine Abdelkrim Djam, responsable d’un centre de santé. Elle recommande à la population de se doter de latrines pour limiter les risques sanitaires.

Face à cette situation, l’usage et l’entretien des toilettes publiques s’imposent comme une nécessité. Des campagnes de sensibilisation à grande échelle restent également indispensables pour freiner cette pratique et préserver la santé des populations.

(C/P ONAMA)

TWM / Saballa Blagodaria Grâce, stagiaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *