Médias : Le journaliste Badour Oumar Ali appelle à une diffusion modérée des images
Dans une publication sur sa page Facebook, le journaliste Badour Oumar Ali s’inquiète du sort des compatriotes enlevés par la secte Boko Haram. Il appelle également les médias à faire preuve de professionnalisme, notamment en évitant de relayer des images susceptibles de servir la propagande des groupes terroristes.
La diffusion de vidéos montrant ces otages soulève, selon lui, une question à la fois éthique et responsable : est-il réellement nécessaire de les partager ? s’interroge-t-il.
Si l’objectif est d’alerter l’opinion publique et de contribuer à leur libération, le journaliste invite à réfléchir aux conséquences d’une telle démarche. En relayant ces images, les médias ne risquent-ils pas, malgré eux, de renforcer la stratégie de communication de ces groupes, dont le but est de semer la peur et d’obtenir une large visibilité ?
Il souligne par ailleurs que la diffusion de ces contenus peut provoquer une psychose au sein de la population, en accentuant l’angoisse et le sentiment d’insécurité. Elle peut également porter atteinte à la dignité des victimes, exposées dans des conditions de grande vulnérabilité.
Face à ces enjeux, Badour Oumar Ali préconise une approche plus responsable de l’information : sensibiliser et informer sans diffuser d’images violentes, afin de soutenir les victimes tout en évitant de contribuer, même indirectement, à la propagation de la peur.

