N’Djamena : Clôture de la 2ᵉ édition de la Foire nationale des produits forestiers non ligneux
La Foire nationale des produits forestiers non ligneux (PFNL) a refermé ses portes ce 31 mars à l’espace Talino Manu, après plusieurs jours d’activités consacrés à la promotion des richesses locales. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du représentant de la Coopération suisse, de celui du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, ainsi que de nombreux acteurs du secteur.
La coordonnatrice du Réseau national des acteurs des PFNL (RENA), Memadji Djimtoïgnar, a dressé un bilan positif de l’événement. Elle a mis en avant une foire qui a su créer un véritable espace de rencontres entre producteurs, transformateurs et commerçants, tout en valorisant les produits du terroir.
Selon elle, au-delà de l’exposition, cette initiative a permis de démontrer concrètement le potentiel économique des PFNL. « C’est une plateforme qui ouvre des perspectives réelles, notamment pour les femmes et les jeunes, en matière d’emplois et d’autonomisation », a-t-elle fait savoir.
Le représentant du ministère de l’Environnement, Mbaihoulam Gaou Killadje, quand à lui, a rappelé que les PFNL constituent un atout majeur, tant pour l’économie que pour la préservation des écosystèmes. Il a assuré que le Gouvernement entend poursuivre ses efforts pour structurer davantage le secteur, en encourageant la transformation locale et une gestion durable des ressources.
Il a toutefois souligné la nécessité de réduire les écarts de compétences observés entre les provinces, en misant sur le renforcement des capacités. Dans le même esprit, il a plaidé pour une meilleure représentativité des femmes au sein des coopératives, évoquant la mise en place d’un quota de 50 % dans les instances dirigeantes.
Par ailleurs, plusieurs chantiers sont en perspective, notamment l’intégration des PFNL dans les politiques nationales de développement, la création de centres techniques de transformation et la révision de la législation forestière en collaboration avec la FAO.
Il a également insisté sur l’importance de la traçabilité des produits pour faciliter leur accès aux marchés formels.

