Tchad : Tolérance zéro contre les dérives dans les marchés publics dès janvier 2026
Dans une note circulaire en date du 6 janvier 2026, l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) tire la sonnette d’alarme sur la gestion des deniers publics. Face à la multiplication des irrégularités relevées lors de ses missions de contrôle, l’institution appelle à un retour strict à l’ordre.
Le constat dressé par le Contrôleur général, Ousmane Abderamane Djougourou, est sans équivoque. Les audits menés par l’AILC mettent en lumière plusieurs pratiques préjudiciables aux finances de l’État, notamment :
• l’absence de planification et le non-respect des seuils d’appels d’offres ;
• la surfacturation et le paiement de prestations non exécutées ;
• le fractionnement artificiel des marchés visant à contourner les procédures légales ;
• le favoritisme et les situations de conflits d’intérêts.
Des sanctions dès ce mois de janvier
L’AILC rappelle que le respect du Code des marchés publics, tel que défini par les décrets de 2020, constitue une obligation légale et non une simple recommandation. À compter de janvier 2026, tout manquement exposera ses auteurs à des sanctions sévères.
La responsabilité ne sera plus uniquement institutionnelle, mais également individuelle. Ordonnateurs, gestionnaires de crédits et membres des commissions de passation des marchés pourront désormais faire l’objet de poursuites administratives, civiles, disciplinaires, voire pénales.
L’objectif affiché est clair : protéger les finances publiques contre le gaspillage et le détournement. À cet effet, les responsables des administrations publiques, des entreprises d’État et des collectivités autonomes sont invités à renforcer leurs mécanismes internes de contrôle afin de garantir la transparence, la bonne gouvernance et la libre concurrence.

