À N’Djamena, les vendeurs de thé font partie intégrante du décor urbain. Munis de réchauds portables de fabrication artisanale et de bouilloires en métal qui maintiennent le thé au chaud, ils s’installent au bord des routes, près des marchés et dans les quartiers les plus fréquentés. Tout au long de la journée, ils accueillent une clientèle variée. Certains vendeurs ambulants sillonnent également les carrefours et les artères pour servir leur clientèle.
Proposé à seulement 50 FCFA le verre, le thé attire un public diversifié : commerçants, chauffeurs, étudiants, fonctionnaires ou simples passants. Plus qu’une boisson, c’est un prétexte pour se retrouver, discuter de l’actualité, partager des conseils ou simplement faire une pause avant de reprendre le cours de la journée.
Pour de nombreux jeunes, cette activité est avant tout un moyen de subsistance. Malgré la chaleur accablante, la poussière et les longues heures de travail, ils restent fidèles à leur poste dans l’espoir de réaliser suffisamment de ventes. « Je vends du thé depuis deux ans. Ce métier me permet de subvenir aux besoins de ma famille. Les journées sont parfois difficiles, mais je garde espoir », confie Abakar, installé dans un quartier animé de la capitale.
Les habitués ne cachent pas leur attachement à ces petits commerces de proximité. « Je viens presque tous les jours. Ici, on ne vient pas seulement pour boire du thé, mais aussi pour échanger avec les voisins et se détendre après le travail », explique Antoine, un client régulier.
Au-delà de la vente, ces petits commerces jouent un rôle social important. Ils constituent de véritables lieux de rencontre où se partagent les informations du quartier, les débats du jour et les moments de convivialité.
Discrets mais incontournables, les vendeurs de thé contribuent à la vie économique et sociale de la capitale. Leur activité, modeste en apparence, illustre le courage et la résilience de nombreux jeunes qui luttent chaque jour pour gagner dignement leur vie.
TWM / Alnoudji Carlos, stagiaire
