En ce jeudi 1er octobre 2026, jour officiel de la rentrée des classes au Tchad, l’enthousiasme habituel cède la place à un véritable parcours du combattant dans plusieurs quartiers de la capitale.
À N’Djamena, de nombreux établissements scolaires, principalement du secteur public, se retrouvent les pieds dans l’eau après de récentes pluies torrentielles.
Un passage à travers les 5ᵉ, 8ᵉ et 10ᵉ arrondissements laisse entrevoir l’ampleur des dégâts. Dans ces zones particulièrement touchées, les cours de récréation ressemblent à de petits lacs temporaires, et l’accès aux salles de classe relève parfois de l’exploit.
Sur place, la frustration et l’inquiétude se lisent sur les visages des enseignants, des parents et des élèves venus constater la situation. « Nous étions impatients de reprendre le chemin des classes, mais en arrivant ce matin, impossible de franchir le portail sans se mouiller jusqu’aux genoux », confie Mahamat, élève en classe de Terminale dans le 8ᵉ arrondissement. « Comment pouvons-nous suivre des cours correctement dans ces conditions ? »
Même constat amer du côté des parents d’élèves, débordés par la logistique et inquiets pour la santé de leurs enfants. « Les cahiers et les uniformes sont prêts, mais ce sont les salles de classe qui ne le sont pas », s’indigne Ahmat, père de famille résidant dans le 10ᵉ arrondissement. « L’eau stagnante attire les moustiques et favorise les maladies. Nous demandons aux autorités de pomper rapidement ces eaux pour que nos enfants puissent étudier en toute sécurité. »
Face à ce constat alarmant, la rentrée effective s’annonce compliquée et retardée dans plusieurs structures. Les responsables d’établissements et les riverains espèrent des interventions d’urgence pour évacuer les eaux et permettre une reprise normale des cours dans les prochains jours.
TWM/ Ali Doungous Baba, stagiaire
