L’organisation JIGSAW, en partenariat avec le HCR et le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, a organisé ce jeudi 10 septembre 2026 un atelier de restitution des résultats d’une recherche menée auprès des enseignants réfugiés des camps d’Iridimi et de Touloum.
La rencontre, tenue dans les locaux du HCR à N’Djaména, a permis de présenter les conclusions de l’étude, d’échanger sur les conditions d’exercice des enseignants et de formuler des recommandations pour améliorer leur situation.
Elle a réuni des représentants des partenaires, dont la responsable du projet Jigsaw Education, Alison Joyner, le secrétaire général du ministère, Vaïbra Nicolas, ainsi que des enseignants-chercheurs et participants à la formation.
La synthèse des résultats par pays fait ressortir, pour le Tchad, une situation marquée par une marginalisation systémique des enseignants réfugiés, à laquelle s’ajoutent d’importantes difficultés économiques et professionnelles.
Selon les résultats présentés, l’accès des enseignants réfugiés à la fonction publique demeure notamment limité. L’étude relève également la forte dépendance du système éducatif destiné aux réfugiés au financement du HCR.
Cette situation contribuerait à maintenir les enseignants réfugiés sous le régime des primes d’encouragement, plutôt que celui de salaires complets, et à les considérer comme des bénévoles, avec un accès limité aux droits et avantages professionnels. ces difficultés s’ajoute la question des rémunérations d’oú seulement 2 % des participants déclarent être payés à la fois régulièrement et dans les délais.
À travers cet atelier, les différents acteurs ont ainsi été invités à examiner les résultats de la recherche et à identifier des pistes susceptibles de renforcer la reconnaissance professionnelle et les conditions de travail des enseignants réfugiés au Tchad. La rencontre s’est clôturée par la remise des attestations aux enseignants.
TWM/ Izadine Idriss Nahor
