Les nouveaux bacheliers du Moyen-Chari ont participé, le 6 août 2026, à une journée de réflexion consacrée à leur orientation académique et professionnelle. Organisée par le Conseil national de la jeunesse du Tchad (CNJT), section du Moyen-Chari, cette initiative vise à accompagner les jeunes dans leurs choix d’avenir en tenant compte des besoins du marché de l’emploi et des priorités de développement du pays. À cette occasion, 48 enseignants de Troisième et de Terminale ont également été honorés pour leur engagement au service de l’éducation.
Prenant la parole, Guedallah Hissein Kallami, coordonnateur provincial du CNJT du Moyen-Chari, a exhorté les jeunes à faire preuve de lucidité dans leurs choix, à valoriser les filières porteuses déjà disponibles localement, et à réclamer avec vigueur le renforcement de l’Université de Sarh. Il a notamment pointé du doigt des pistes prometteuses, comme la médecine ou la langue arabe, qui pourraient non seulement enrichir l’offre de formation, mais aussi améliorer nettement les conditions d’études.
De son côté, Mme Djikoloum née Mougalbaye Mbatkodjal, déléguée provinciale de l’Éducation nationale, a tenu à remettre les pendules à l’heure : le baccalauréat n’est pas une ligne d’arrivée, mais plutôt le point de départ d’une vie placée sous le signe des responsabilités. Elle a également plaidé avec conviction pour une jeunesse bilingue, engagée et solidaire, avant de rendre un hommage appuyé à ces enseignants, ces travailleurs de l’ombre qui poursuivent leur mission avec une passion intacte.
Le président du Conseil provincial du Moyen-Chari, Dieudonné Djonabaye, a quant à lui prodigué des conseils d’orientation bien précis aux bacheliers : se tourner résolument vers les sciences exactes, les filières techniques et professionnelles, qu’il considère comme les véritables moteurs de la « Vision 2030 ». Il a d’ailleurs rappelé avec fierté que la province occupe déjà une belle troisième place à l’échelle nationale.
Le délégué général du Gouvernement dans la province, Abderamane Ahmat Bargou, n’a pas caché sa satisfaction devant le taux de réussite de 64,25 % enregistré cette année. Mais sa satisfaction s’est vite transformée en défi, et quel défi franchir la barre des 80 % et viser rien de moins que la première place du classement. Il s’est en outre engagé à accompagner les étudiants issus de familles modestes et a plaidé avec insistance pour l’introduction de filières d’avenir comme l’informatique, l’intelligence artificielle et les sciences appliquées.
Puis est venu le moment tant attendu : les 48 enseignants, héros discrets mais indispensables de la réussite provinciale, ont été appelés un à un pour recevoir leur attestation de reconnaissance. Les applaudissements, nourris par l’admiration sincère des autorités, des élèves et des parents, ont salué chacun d’entre eux.
Cette rencontre, au fond, a largement dépassé le simple cadre des discours officiels et des remises de distinctions. Elle a rappelé avec force que l’avenir se construit à l’intersection d’une orientation éclairée, d’une instruction ex exigeante et d’une gratitude sincère envers ceux qui transmettent le savoir.
TWM/ Ndilbé Apollinaire
