L’ultimatum fixé par les États-Unis au Rwanda pour retirer ses troupes de l’est de la République démocratique du Congo a expiré le 15 juillet, sans changement visible sur le terrain. Dans le Sud-Kivu, les combats se poursuivent, tandis que des milliers de déplacés voient s’éloigner l’espoir d’un retour dans leurs villages.
À Uvira, où sont accueillies de nombreuses familles ayant fui les violences dans les territoires de Fizi, Mwenga et sur les hauts et moyens plateaux de Minembwe, la déception est profonde. Beaucoup espéraient que la pression diplomatique américaine conduirait à une amélioration de la situation sécuritaire.
« Nous pensions pouvoir rentrer chez nous, mais rien n’a changé. Nous avons toujours peur des violences », confie Furaha Nyota, déplacée originaire de Katogota.
Dans les camps de déplacés, les conditions de vie restent difficiles. Les familles demandent avant tout le retour de la paix et des garanties de sécurité pour regagner leurs localités.
« Nous demandons aux partenaires internationaux de faire appliquer les engagements afin que les troupes étrangères quittent notre pays et que la paix revienne », plaide Jeanne Badesire, également déplacée.
Pour plusieurs analystes, l’absence de progrès après l’expiration de l’ultimatum met en question l’efficacité des efforts diplomatiques. Ils appellent les organisations internationales, notamment l’Union africaine, les Nations unies, l’Union européenne et les États-Unis, à renforcer leurs actions pour favoriser une paix durable dans la région des Grands Lacs.
En attendant d’éventuelles nouvelles initiatives diplomatiques, les affrontements continuent dans plusieurs localités du Sud-Kivu. Les populations civiles, elles, restent confrontées à l’insécurité et à l’incertitude, dans l’espoir de retrouver un jour leurs foyers.
Avec Africanews
