À N’Djamena, l’alimentation de rue fait partie du quotidien. Riz, haricots, beignets ou sandwichs sont consommés chaque jour, notamment par les travailleurs, les étudiants et les personnes aux revenus modestes. Mais derrière cette accessibilité se cachent des risques sanitaires réels lorsque les règles d’hygiène de base ne sont pas respectées.
Dans de nombreux points de vente, les aliments sont exposés à la poussière, aux mouches et à la chaleur. Le manque d’eau potable, l’utilisation d’ustensiles mal nettoyés ou une mauvaise conservation favorisent la contamination. D’ailleurs, une étude menée à N’Djamena a souligné plusieurs insuffisances en matière d’hygiène chez certains vendeurs.
Pour les consommateurs, le choix est souvent dicté par le prix et la praticité. « Je mange dans la rue par nécessité : c’est moins cher et je n’ai pas toujours le temps de préparer chez moi », confie un habitant. Mais le prix à payer peut être lourd : « Il m’est arrivé d’avoir des douleurs abdominales et des diarrhées après un repas pris dehors. Depuis, je choisis mes stands avec beaucoup plus de prudence », témoigne un autre client.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les aliments contaminés peuvent provoquer plus de 200 maladies. Face à cela, les vendeurs soulignent aussi leurs propres difficultés. « Nous faisons de notre mieux, mais l’accès à l’eau potable et à des installations adéquates sur la voie publique est un vrai défi », explique une vendeuse.
Les consommateurs sont donc encouragés à la vigilance, en privilégiant les stands où les plats sont protégés et les ustensiles propres. À N’Djamena, l’amélioration des conditions de préparation et de vente reste un enjeu majeur de santé publique.
TWM/ Zeneba Lamana Sabre, stagiaire
