La Semaine nationale de la fille s’est achevée ce vendredi à l’Hôtel de l’Amitié de N’Djamena. À cette occasion, les autorités tchadiennes et l’UNICEF ont appelé à renforcer les actions en faveur des droits des adolescentes, notamment pour lutter contre le mariage des enfants et favoriser leur maintien à l’école.
La cérémonie de clôture a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Femme et de la Petite Enfance, Cherif Allatchi Galma, représentant la ministre d’État. Il était accompagné du représentant adjoint de l’UNICEF au Tchad, Daouda Diop.
Au Tchad, le mariage des enfants reste une préoccupation majeure. Selon les données de l’enquête MICS6, 60,6 % des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans, contre 10,8 % des garçons. Ces chiffres rappellent l’ampleur du problème et ses conséquences sur l’éducation, la santé et l’avenir des jeunes filles. En 2025, 389 cas ont été officiellement pris en charge par les structures sociales.
Face à cette situation, le gouvernement a pris cinq engagements majeurs. Ils portent notamment sur le maintien des filles à l’école, la lutte contre le mariage des enfants, la protection contre les violences, l’accès aux filières scientifiques et la promotion du leadership féminin.
Au cours de la cérémonie, des représentantes des adolescentes ont également lu une déclaration commune. Elles ont demandé à être davantage associées aux décisions qui concernent leur avenir. Pour elles, la défense des droits des filles ne doit pas se limiter à une semaine de sensibilisation, mais se poursuivre tout au long de l’année.
Au-delà des discours et des engagements, le défi reste leur application concrète sur le terrain. La mobilisation des familles, des leaders traditionnels et religieux apparaît essentielle pour faire évoluer les mentalités et mieux protéger les adolescentes.
L’objectif est de permettre à chaque fille de poursuivre ses études, de grandir à l’abri des violences et de choisir librement son avenir.
TWM / Ahmat Mbodou Mahamat, stagiaire
