La médecine traditionnelle chinoise et la pharmacopée tchadienne pourraient davantage rapprocher leurs savoir-faire. C’est l’un des principaux enseignements du premier Forum académique sino-tchadien de médecine traditionnelle, organisé ce vendredi 31 juillet 2026 à l’Hôtel Soluxe de N’Djaména.
Organisée par la 21ᵉ équipe médicale chinoise au Tchad, la rencontre a réuni des responsables de santé, des universitaires et des praticiens des deux pays autour du partage d’expériences et des perspectives de coopération dans le domaine de la médecine traditionnelle.
Les participants ont découvert plusieurs produits et outils thérapeutiques issus de la médecine traditionnelle chinoise. Le professeur Liao Chencong a présenté différentes techniques, notamment l’acupuncture, la moxibustion et les ventouses, à travers des démonstrations pratiques. La prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) selon les approches de la médecine traditionnelle chinoise a également été abordée.
Pour le chef de mission de l’équipe médicale chinoise, M. Song Zhifeng, les médecines traditionnelles chinoise et tchadienne sont complémentaires. Il a rappelé que le Centre de formation sino-tchadien a déjà permis à des praticiens tchadiens de se former à certaines techniques chinoises. L’équipe médicale entend poursuivre ses actions de formation, de recherche et de consultations conjointes.
De son côté, le directeur de la Pharmacopée et de la Médecine traditionnelle, M. Seid Abakar, a souligné l’importance de ce secteur, particulièrement en milieu rural. Selon lui, plus de 80 % des Tchadiens ont recours à la médecine traditionnelle comme premier moyen de soins.
Pour consolider cette coopération, quatre axes ont été proposés : les plantes médicinales, le cadre réglementaire, le transfert de technologies et la validation clinique. Des pistes susceptibles de contribuer à mieux valoriser les savoirs traditionnels et à renforcer leur intégration dans le système de santé.
