L’Agence Tchadienne de Normalisation (ATNOR) a organisé, ce 2 septembre 2026 au Radisson Blu, un séminaire national de sensibilisation sur les systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires. La cérémonie a été présidée par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, en présence de la directrice générale de l’ATNOR, Nézilé Ousmane Elimi, ainsi que de plusieurs responsables administratifs, directeurs d’institutions et diplomates.
Cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs de la chaîne alimentaire sur les exigences et normes internationales en matière de sécurité des aliments. L’objectif est de contribuer à la mise à disposition de produits sains et sûrs pour les consommateurs tchadiens.
Dans son intervention, la directrice générale de l’ATNOR, Nézilé Ousmane Elimi, a souligné que le principal défi est désormais de faire appliquer les normes dans les entreprises. « Notre défi n’est plus d’avoir une norme, mais de la faire vivre dans nos entreprises. Pas seulement des certificats, mais des produits plus sûrs et des consommateurs mieux protégés », a-t-elle déclaré.
De son côté, le directeur de la Coopération suisse, Dr Peter Bieler, a insisté sur l’importance de la professionnalisation du secteur agroalimentaire. Selon lui, la qualité ne dépend pas uniquement des matières premières, mais également des procédés de transformation et du respect des normes. Il a appelé à l’instauration d’une véritable culture nationale de la qualité afin de renforcer la compétitivité des produits tchadiens sur les marchés internationaux.
Ouvrant officiellement les travaux, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a rappelé la nécessité d’accroître la production, de transformer localement les ressources, de renforcer la base industrielle et de créer davantage de valeur et d’emplois.
Il a toutefois souligné que cette ambition doit aller de pair avec la qualité, la conformité et la sécurité des produits mis sur le marché. Pour le ministre, l’ATNOR occupe une place centrale dans cette démarche, mais ne peut agir seule.
Il a appelé les administrations publiques, le secteur privé, les laboratoires, les organismes d’évaluation de la conformité, les établissements de formation, les organisations professionnelles et les partenaires au développement à unir leurs efforts pour renforcer la culture de la qualité au Tchad.
TWM/ Chaïbo Issa Chaïbo
