À l’occasion de la Journée mondiale de la paix, célébrée ce 21 septembre 2026, l’ONG Salam Peace Initiative a organisé une causerie-débat au Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalbaye de Sarh. La rencontre, placée sous le thème : « Briser les pesanteurs socioculturelles : bâtir un leadership féminin capable d’influencer les décisions », a réuni plus de 60 participants issus de différentes organisations de la ville.
Les échanges ont porté sur la promotion de la paix, la cohésion sociale et la participation des femmes et des jeunes aux décisions communautaires. Trois panélistes ont notamment abordé les moyens de renforcer leur implication dans la prévention des conflits et le vivre-ensemble.
Krata Kouelngar Eugénie, responsable d’Euro Koul Art, a encouragé les femmes à prendre davantage leur place dans les espaces de décision. Elle les a invitées à avoir confiance en elles et à faire entendre leur voix, estimant que leur participation est essentielle à la construction de la paix.
De son côté, la journaliste Allarassem Nadjibé Tryphène, a insisté sur la nécessité d’une implication de toutes les composantes de la société. Elle a appelé les femmes et les jeunes filles à utiliser leur voix et leur influence pour prévenir les tensions. « Lorsqu’il s’agit de la paix, on n’est ni trop vieux ni trop jeune pour s’impliquer », a-t-elle souligné.
Les échanges ont également mis l’accent sur les talents et les potentialités des jeunes du Moyen-Chari. Bolnan Frédéric, point focal de Salam Peace Initiative à Sarh, a appelé à une mobilisation collective pour mieux valoriser ces atouts au service du développement de la province. Il a également plaidé pour le renforcement des actions de prévention des conflits communautaires et des initiatives en faveur de la paix.
Le leadership féminin a occupé une place importante dans les discussions. Les participantes ont été encouragées à dépasser les barrières socioculturelles, à participer aux espaces de décision et à devenir des actrices de paix au sein de leurs communautés.
Au terme de la rencontre, les participants ont salué la qualité des échanges. Certains ont toutefois souhaité une durée plus longue pour permettre d’approfondir les différentes questions abordées.
À Sarh, cette causerie-débat rappelle ainsi que la construction d’une paix durable passe aussi par la participation des femmes, des jeunes et de l’ensemble des forces vives de la communauté.
