À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée ce 8 septembre 2026, le Chef de Service à l’Académie du Sud-Est, Noubadoum Djimouko Ammiel, a animé un point de presse consacré aux enjeux et aux défis de l’alphabétisation au Tchad.
Instituée par l’UNESCO en 1966, cette journée vise à rappeler l’importance de l’accès à la lecture, à l’écriture et aux compétences de base, considérées comme des droits fondamentaux et des outils essentiels au développement.
Pour Noubadoum Djimouko Ammiel, l’alphabétisation ne se limite pas à apprendre à lire et à écrire. Elle contribue à renforcer l’autonomie des personnes, leur intégration sociale et leur participation à la vie économique.
Elle constitue également un moyen de lutter contre la pauvreté et de favoriser le développement des communautés.
L’édition 2026 marque le 60ᵉ anniversaire de cette journée, placée sous le thème : « L’alphabétisation pour les peuples, la planète et la prospérité ». Cette célébration offre l’occasion de faire le point sur les progrès réalisés et d’identifier les défis qui persistent dans un contexte marqué par les crises, les conflits et les déplacements de populations.
Au Tchad, l’analphabétisme reste un important facteur d’exclusion. Les femmes et les populations vulnérables sont particulièrement concernées et rencontrent encore des difficultés d’accès aux apprentissages fondamentaux.
Selon les chiffres évoqués lors du point de presse, environ 31 % des hommes et 14 % des femmes savent lire et écrire au Tchad.
Ces données mettent en évidence un important écart entre les sexes et la nécessité de renforcer les efforts en faveur de l’éducation et de l’alphabétisation.
