Elle avait promis de clarifier sa position à la mi-janvier: Christiane Taubira a officialisé samedi sa candidature à la présidentielle samedi, avec pour objectif ambitieux de rassembler une gauche plus que jamais divisée, au risque pourtant de la morceler encore davantage.
“La pandémie a révélé une souffrance sociale qui a frappé toutes les générations”, a déclaré l’ex-ministre et ex-candidate la présidentielle de 2002 lors d’un rassemblement militant pour l’union de la gauche, dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, choix symbolique en clin d’oeil aux Canuts, les anciens ouvriers de ce quartier de la soie.
Elle a affirmé vouloir répondre “aux colères” face aux “injustices sociales”, précisant entendre notamment convoquer une “conférence sur les salaires” avec un programme qui repose sur la défense de la jeunesse, la justice sociale ou encore l’écologie.
“Je veux un gouvernement qui sache dialoguer au lieu de moraliser et de caporaliser”, a-t-elle cinglé, en allusion à la polémique sur les propos du président Emmanuel Macron qui a dit vouloir “emmerder les non-vaccinés” contre le Covid-19.
Sa déclaration intervient dans un week-end politique bien rempli: sa rivale Anne Hidalgo non loin à Villeurbanne, Valérie Pécresse en Grèce sur le contrôle des migrants, vidéo de Marine Le Pen au Louvre, Eric Zemmour à Château-Thierry ou encore Jean-Luc Mélenchon à Nantes
