La frontière entre Goma, en République démocratique du Congo, et Gisenyi, au Rwanda, a rouvert jeudi après plus d’un mois de fermeture liée à l’épidémie d’Ebola. Cette décision est accueillie avec soulagement par les populations des deux villes, dont une grande partie des activités économiques dépend des échanges transfrontaliers.
La réouverture a été annoncée par les autorités de fait du M23, qui contrôlent Goma depuis l’année dernière. Depuis la fermeture de l’aéroport de la ville, les habitants et les commerçants comptaient principalement sur ce poste frontalier pour leurs déplacements et leurs activités commerciales.
« Notre vie dépend de cette frontière. Pendant sa fermeture, il était difficile de subvenir aux besoins de nos familles », a témoigné Didier Mbombo, livreur de marchandises. De son côté, la commerçante Joviale Bigombire s’est réjouie de pouvoir reprendre ses activités après plusieurs semaines d’interruption.
Si Goma a enregistré un cas confirmé du virus Ebola de souche Bundibugyo, la ville a été relativement épargnée par l’épidémie qui touche principalement la province de l’Ituri. Selon les autorités sanitaires, plus de 1 400 cas confirmés et plus de 400 décès ont été recensés depuis le début de cette flambée.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recommandé de ne pas fermer les frontières, estimant que cette mesure risquait de compliquer davantage la lutte contre la maladie.
Par ailleurs, des essais cliniques ont débuté pour évaluer un traitement contre le virus Bundibugyo, une souche d’Ebola qui ne dispose actuellement ni de vaccin ni de traitement homologué. Les chercheurs espèrent que ces travaux permettront de renforcer la réponse face à cette épidémie.
Avec Africanews
