<p class="legende">Cette prise de vue montre un berger Arabe Nawala et son troupeau dans la plaine de Matala. À la suite d’un conflit, cette plaine a été réservée aux Arabes Nawala, placés sous l’autorité administrative du chef de canton Djaatné, localisé à Battal non loin d’Ati. Les Arabes Awada, quant à eux, ont été sédentarisés dans un autre territoire et dépendent du sultan du Fitri.</p><p class="source">Photo de Christine Raimond, plaine de Matala, Tchad, février 2016.</p>
Par un communiqué de presse, l’Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales au Tchad (APLFT) exprime son inquiétude face aux conflits sanglants qui sévissent dans le département du Lac-lro, Province du Moyen-Chari, depuis plus d’une semaine, opposant les agriculteurs aux éleveurs.
“Ce énième conflit intercommunautaire met en exergue la déliquescence du tissu social et la faiblesse de notre administration qui manque d’anticipation dans ses interventions.” Indique le communiqué.
Au-delà des simples condamnations, l’APLFT exige des enquêtes approfondies pour retrouver les auteurs, coauteurs et complices de ces atrocités afin qu’ils répondent de ces abominations devant les juridictions compétentes.
Aussi, l’APLFT s’interroge-t-elle sur les résultats et l’utilité des opérations de désarmement, menées tambours battants par les forces de défense et de sécurité de notre pays.
Pour finir, elle présente ses vives condoléances aux familles endeuillées et prompt rétablissement aux blessés et dénonce le manque d’anticipation des autorités administratives, militaires et traditionnelles dans les conflits meurtriers.
