Après près de trente ans d’absence, le chanteur tchadien Achille Baldal retrouve sa ville natale, Sarh chef-lieu de la province du Moyen-Chari, où il se produira lors d’un concert empreint d’émotion. Heureux de renouer avec son public, l’artiste invite les habitants à venir nombreux partager ce moment qu’il qualifie de « messe musicale ».
Malgré les difficultés auxquelles fait face la ville, notamment les inondations et la précarité, Achille Baldal se veut résolument optimiste. « Tant qu’on vit, on peut travailler », affirme-t-il, appelant la population à garder espoir.
Très attaché à ses racines, le chanteur adresse également un message aux jeunes passionnés de musique. Il insiste sur l’importance de la patience, de la persévérance et surtout des études. « L’école avant la musique. Les études forgent la créativité », rappelle-t-il.
Achille Baldal se réjouit par ailleurs de la visibilité croissante des artistes tchadiens sur les scènes africaine et internationale. Toutefois, il estime que le principal défi demeure le manque de véritables promoteurs culturels. « Un artiste ne peut pas tout faire. La musique est une industrie qui a besoin de structure », souligne-t-il.
À travers ce retour à Sarh, Achille Baldal ne vient pas seulement offrir un concert. Il transmet aussi un message d’espoir, de travail et de persévérance, convaincu que l’avenir de la musique tchadienne dépend du talent des artistes et de l’engagement de tous.
TWM/ Ndilbé Appolinaire
