Deux Casques bleus éthiopiens de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS) ont été tués lundi dans une embuscade visant une patrouille de l’ONU dans l’État du Jonglei, au centre du pays.
Selon la MINUSS, l’attaque a été menée par des individus armés non identifiés alors que la patrouille se dirigeait vers Pajut. Plusieurs personnes ont également été blessées, dont trois Casques bleus, deux policiers sud-soudanais et deux employés civils de l’ONU.
La cheffe de la MINUSS, Anita Kiki Gbeho, a fermement condamné l’attaque, qualifiant cette violence contre le personnel de la mission d’« inacceptable ». Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a également dénoncé l’embuscade.
Cette attaque intervient alors que les violences se sont intensifiées ces derniers mois dans plusieurs régions du Soudan du Sud, notamment dans l’État du Jonglei. Des combats opposent les forces gouvernementales loyales au président Salva Kiir à des groupes armés favorables à son rival Riek Machar, vice-président déchu et placé en résidence surveillée.
La MINUSS rappelle que les attaques contre les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre. La mission compte environ 12 200 personnes, dont près de 9 000 militaires et 1 200 policiers.
Selon l’ONU, 36 travailleurs humanitaires ont été tués au Soudan du Sud depuis le début de 2026. Plus de 160 membres de la MINUSS ont également perdu la vie depuis la création de la mission, le 8 juillet 2011.
Avec Africanews
