Le président du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), Mahamat Allahou Taher, a réagi à la notification du retrait du Tchad du traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI), transmise à l’ONU le 27 juillet 2026. Il qualifie cette décision souveraine du gouvernement de la 5ᵉ République de « légitime », tout en estimant qu’elle doit marquer le début d’une réforme profonde de la justice tchadienne.
Dans une publication sur sa page Facebook, il plaide pour la mise en place d’un appareil judiciaire national indépendant, moderne et crédible, capable de juger sur le territoire national toutes les infractions, y compris les plus graves. Il appelle également le gouvernement à soutenir, au sein de l’Union africaine, l’opérationnalisation d’une juridiction pénale continentale forte, affirmant que « l’Afrique doit juger l’Afrique en premier ressort ».
Aussi, Mahamat Allahou Taher exhorte les autorités à maintenir le dialogue avec la communauté internationale jusqu’à l’entrée en vigueur effective du retrait de la CPI. Il plaide, par ailleurs, pour une réforme en profondeur de la justice internationale afin de garantir un traitement équitable de tous les États.
