La décision des autorités zimbabwéennes de prolonger de deux ans le mandat du président Emmerson Mnangagwa continue de diviser l’opinion publique. Le chef de l’État a promulgué une révision constitutionnelle qui allonge la durée de son mandat, une mesure vivement critiquée par l’opposition.
Pour de nombreux citoyens, les priorités du pays devraient être la lutte contre le chômage, la pauvreté et la dégradation des conditions de vie. Allen Isam, un habitant, estime que cette réforme sert avant tout les intérêts des dirigeants plutôt que ceux de la population.
À l’inverse, certains soutiennent cette décision. Ernest Karo considère que le maintien des dirigeants actuels est un facteur de stabilité et affirme que la nouvelle loi ne pose aucun problème.
De son côté, l’opposition rejette fermement cette réforme, qu’elle juge contraire à la Constitution. Des responsables politiques et des avocats spécialisés dans les droits de l’homme annoncent des recours devant les tribunaux et envisagent également des démarches au niveau international.
Selon l’avocat Doug Coltart, la loi peut être contestée, notamment en raison de possibles irrégularités dans la procédure de révision de la Constitution.
L’opposition appelle enfin la population à se mobiliser pour dénoncer cette réforme, tandis que la bataille judiciaire s’annonce au Zimbabwe.
Avec Africanews
