Le ministère de la Communication, en collaboration avec l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT), a organisé ce mercredi 29 juillet 2026 à la Maison de la Presse un café de presse consacré au thème : « Moratoire sur la gratuité du jugement supplétif au Tchad : enjeux, défis et opportunités ».
Cette rencontre a réuni le secrétaire général du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Goundoul Vikama, le représentant de l’UNICEF au Tchad, Hyacinthe Sigui, les membres du comité de pilotage de l’opération « Un enfant, un acte de naissance », ainsi que de nombreux professionnels des médias.
À cette occasion, Goundoul Vikama a rappelé que l’acte de naissance constitue bien plus qu’un simple document administratif. Selon lui, il s’agit de la première pièce d’identité d’un enfant, de la preuve juridique de son existence et d’un document indispensable pour accéder à l’éducation, aux soins de santé, à la justice et, plus tard, à l’exercice plein de la citoyenneté.
Il a également alerté sur les conséquences du non-enregistrement des enfants à l’état civil. D’après lui, les enfants dépourvus d’acte de naissance sont davantage exposés à l’exclusion scolaire, au risque d’apatridie, au travail des enfants, aux mariages précoces ainsi qu’à la traite des personnes.
Présentant les données du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, il a indiqué que seulement 48,33 % des nouvelles naissances ont été enregistrées dans le délai légal de trois mois en 2024. Il a ajouté qu’environ 70 % des enfants de moins d’un an n’étaient toujours pas enregistrés à l’état civil. Face à cette situation, le Gouvernement, en partenariat avec l’UNICEF, a lancé le 24 juillet 2026, sous la présidence du Vice-Premier ministre Limane Mahamat, l’opération spéciale « Un enfant, un acte de naissance ».
Goundoul Vikama a appelé les autorités administratives et traditionnelles, les chefs de famille, les responsables des établissements scolaires, les agents de santé, les leaders communautaires ainsi que les professionnels des médias à soutenir cette initiative nationale. « Donner un acte de naissance à un enfant, c’est lui donner un nom, une existence légale et un avenir », a-t-il souligné.
TWM/ Izadine Idriss Nahor
