fbpx

Tchad : Le ministre des Finances échange avec les jeunes entrepreneurs autour de « Tchad Connexion 2030

Avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), le ministère des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale a organisé une Journée des start-up baptisée Tchad Connexion 2030. L’événement, qui s’est tenu dans les locaux de WenakLabs à N’Djamena, a rassemblé des entrepreneurs, des incubateurs, des innovateurs et des décideurs publics autour du rôle de l’innovation dans le développement national.

Organisée en partenariat avec WenakLabs et Tcharay HUB, la rencontre vise à favoriser le dialogue entre porteurs de projets et institutions publiques, tout en valorisant les initiatives locales dans le cadre du Plan national de développement (PND 2030), qui place la jeunesse et le numérique au cœur de ses priorités.

Pour Salim Azim Assani, cofondateur de WenakLabs, l’écosystème entrepreneurial tchadien est « jeune, créatif et résilient », mais reste freiné par le manque de financement, l’absence de cadre juridique adapté, le déficit d’infrastructures numériques et énergétiques, ainsi que la faible intégration de l’innovation dans l’enseignement.

De son côté, Moustapha Tchgri, fondateur de Tcharay HUB, a souligné la fragilité de l’écosystème : « Trop souvent, des projets prometteurs s’essoufflent faute d’accompagnement, et la durée de vie moyenne des start-up ne dépasse pas deux à trois ans. »

Face à ces constats, le ministre d’État, ministre des Finances, Tahir Hamid Nguilin, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à placer la jeunesse au centre du développement. Il a annoncé des réformes en cours : un cadre juridique et réglementaire adapté aux start-up, une refonte du Code du travail intégrant les métiers numériques, ainsi que l’amélioration de l’accès au financement.

Parmi les projets phares : la création d’un centre pour jeunes entrepreneurs et la mise en place d’un fonds d’amorçage offrant jusqu’à 10 000 dollars à 1 000 jeunes entreprises et 15 000 dollars à autant de PME. « Nous devons aller plus loin et accélérer le tempo », a insisté le ministre, soulignant la nécessité de simplifier la création d’entreprises, de réduire la bureaucratie grâce au numérique et de renforcer la place des jeunes et des femmes dans l’économie nationale.

Au-delà des annonces, cette journée a mis en lumière une volonté commune : bâtir un écosystème entrepreneurial solide, capable de transformer l’innovation locale en moteur de développement durable.

TWM/ Abakar Adoum Soumaine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *