La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a animé un point de presse ce mardi 7 juillet 2026 pour présenter les conclusions de ses missions d’observation menées après l’incendie du Marché à mil et le déguerpissement des habitants de Toukra Mousgoum.
Selon le chef de mission, Banadji Boguel Pyrrhus, ces deux événements ont eu de lourdes conséquences humanitaires. L’incendie du Marché à mil a détruit les biens et les moyens de subsistance de nombreux commerçants. De son côté, l’opération de déguerpissement à Toukra Mousgoum a laissé 26 ménages, soit 177 personnes, sans abri, les exposant aux intempéries, aux risques sanitaires et à l’insécurité.
La CNDH rappelle que la Constitution tchadienne et les conventions internationales garantissent les droits à la dignité, au logement et à la protection des personnes vulnérables. Elle insiste sur le fait que toute opération de déguerpissement doit respecter les procédures légales, notamment l’information préalable des populations concernées et la mise en place de solutions de relogement.
Face à cette situation, la Commission recommande aux autorités de prendre des mesures d’urgence, notamment l’hébergement temporaire des familles affectées, une assistance humanitaire, un soutien aux commerçants sinistrés et l’ouverture d’enquêtes pour déterminer les responsabilités.
Enfin, la CNDH appelle les partenaires nationaux et internationaux à soutenir les populations touchées en fournissant des abris, une aide alimentaire, des soins de santé, de l’eau potable et des services d’assainissement. Elle invite également les collectivités territoriales à renforcer les mesures de prévention afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.
TWM/ Mahamat Mouctar
